À l'aube du nouveau continent : l'opéra du jour d'après
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Appel de la nature C’est un appel sans voix, une sommation qui ne promet ni refuge ni réconciliation. La nature, ici, n’est pas ce qui console, mais ce qui persiste sans nous. Elle n’explique rien, elle n’enseigne pas, elle impose une cadence étrangère aux récits humains. Répondre à son appel, ce n’est pas obéir ; c’est reconnaître une limite à l’artifice, même lorsque l’artifice est sacré. Pour le héros-librettiste, cet appel prend la forme d’une fatigue, d’un détour, parfois d’un silence imposé. Il ne s’agit pas de devenir naturel, mais de consentir à ce qui ne se laisse pas entièrement mettre en forme. L’appel de la nature est ce qui rappelle à l’œuvre qu’elle n’est pas le monde, et au monde qu’il n’a pas besoin de l’œuvre pour continuer.
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