Efflorescence, Paul Klee, 1937.
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Depuis, la recherche sur le domaine du schisme du réalisme dans la conception de l'œuvre Tout l'océan sur un riblet a évolué: ce domaine est enclavé, compressé de toutes parts, par les terrains expressionniste et impressionniste. Il est le lieu d'origine de toute chose, le rempart contre l'égarement quant aux impératifs (pour ainsi dire) de croissance organique de l'œuvre. Et cette croissance s'effectue depuis ce domaine. (décembre 2021).
Le schisme du réalisme est un emprunt à Paul Klee: Klee propose une lecture des effets de mode qui firent passer le savoir-faire artistique en vogue, au tournant du 20e siècle, de l'impressionnisme à l'expressionnisme comme un schisme.
Pour ma part, je retiens que l'impressionniste capte une impression (de la nature) qu'il cherchera à transfigurer fidèlement, alors qu'un expressionniste, au contraire, cherchera à consommer pleinement l'impression ou l'information et que c'est à partir de cette appropriation, de cette personnalisation qu'il cherchera à donner une transfiguration artistique de la réalité ou de la nature.
Parmi les descriptions simples de l'impressionnisme et l'expressionnisme, j'ai retenu les suivantes:
En traduction et adaptation libre depuis l'anglais original de Impressionism and Post-Impressionism de Nathalia Brodskaïa
(Parkstone Int. Press, 2018):
Avant d'être une bataille de chevaux, un nu de femme ou une quelconque autre anecdote, une peinture est essentiellement
une surface plane couverte de couleurs agencées selon un certain ordre. (p. 575)
Tous les sujets historiques, allégoriques, mythologiques ou trop littéraires sont interdits; le travail s'inspire directement
de la nature et n'est pas réalisé en studio à partir de souvenirs, de sketches ou de notes manuscrites; les considérations de
l'impressionniste sont tournées vers la signifiance émotionnelle des couleurs; l'effort les rapproche de la vibrante luminosité
naturelle. (p. 302)
En traduction et adaptation également libre depuis l'anglais original dans The Concise Encyclopedia of Expressionism de
Lionel Richard, traduit par Stephen Tint (Chartwell Books, 1978):
L'œuvre d'art (expressionniste) peut être décrite comme une profession de foi dans laquelle les sentiments généraux d'une génération se soulèvent dans toutes leur diversité. (p. 9)
Ce que le peintre peint est ce qu'il perçoit comme un effet sur ses sens les plus intimes: il peint l'expression de son être;
toute chose entre deux eaux est pour lui une image purement symbolique. Sa propre vie trône au sommet des considérations qu'il juge d'importance. Ce que le monde extérieur lui impose, il l'exprime depuis une intériorisation (de ce qu'il a convenu de percevoir symboliquement, dans une étape transitionnelle).
Il véhicule ses visions et son terrain intérieur et il communique par eux. Dès lors,
toute création artistique doit être une projection de l'intimité profonde de l'artiste.
C'est ce contraste avec l'impressionnisme et plus généralement avec le naturalisme qui s'établit comme pierre d'assise de la nouvelle esthétique. (p. 9)
Il serait intéressant de documenter la journalisation du schisme du réalisme à différentes étapes de l'évolution de l'œuvre ou, plus généralement, du temps: les propos sur les abysses de mes conversations avec Klaus Kinski devraient être un pas dans cette direction.
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Plusieurs modélisations ont été créées afin d'outiller cette démarche: le modèle évoqué dans cette entrée a perdu en importance depuis que les parcelles (les 4 personnages) sont chacune associées à un effet riblet et que l'articulation de la recherche se fait à partir de cette coïncidence, plutôt que du modèle originalement prévu à cet effet. Cela dit, le modèle inspiré du Bauhaus demeure un outil qui n'est absolument pas relégué au rang d'artéfact dépassé dans le présent cycle de conception, élaboration et création (décembre 2021).
Les points importants à retenir sont :
- Les personnages s'appellent désormais des parcelles; trois des parcelles ont des appellations qui peuvent être
mises sous la forme plurielle: Délire(s) de fin du monde, Abysse(s) dimensionnel(s), Entrailles de la terre, seule
Amérique insouciante à une appellation qui ne peut être mise au pluriel.
- La croissance originale est parfois plus qu'une nuance de la croissance organique: on peut, par exemple, parler d'idée(s)
primitive(s) à défaut de pouvoir dire primévale(s): en fait, la croissance originale évoque l'idée, telle qu'elle était
aux premiers âges. Dans
Une idée de l'art
, une tentative de reconstruction des chemins idéels qui mènent
à la création de Tout l'océan sur un riblet est assez proprement réalisée. En empruntant l'idée de l'art de R. G.
Collingwood, l'œuvre est articulée comme conceptuelle (et pouvant être expérimenté sans que l'œuvre elle-même existe
proprement) en posant que l'idée est l'œuvre et l'œuvre (en devenir) ne sera jamais qu'une manifestation de cette idée.
Dans l'état d'avancement actuel de la création de l'œuvre (décembre 2021) lorsqu'on envisage la croissance des premiers âges
des parcelles, les chemins à reconstruire mènent à leurs reconstructions généalogiques. L'inscription de ce produit
dans le schisme (ou dans l'œuvre) permet à la parcelle de contribuer à l'univers dans lequel ces parcelles peuvent s'incarner.
- Le modèle présentement valorisé met en relation les parcelles et leurs points de chute (voir ci-après). Par contraste, le modèle inspiré du Bauhaus et valorisé au moment d'écrire l'entrée principale cherchait à placer le point de chute des parcelles dans un des quatre cadrans que forment les deux axes principaux sur ce modèle: l'axe horizontal délimitant l'impressionnisme de l'expressionnisme et l'axe vertical délimitant l'art de la création originale (nature). La rencontre d'une parcelle avec son point de chute aurait soustrait la parcelle d'un de ces cadrans pour le plonger, pour ainsi dire, dans l'intersection des deux axes lorsqu'on conçoit cette intersection comme le domaine du schisme du réalisme, ou comme le point d'origine qui s'étend jusqu'à une rencontre avec respectivement les terrains expressionnistes et impressionnistes.
L'entrée principale aborde la question d'une troisième dimension à ajouter au modèle inspiré du Bauhaus, alors que le présent modèle fait coïncider l'élément structurel avec le point de chute. Dans le tableau suivant, les effets riblets provoqués par la rencontre d'une parcelle avec son point de chute.
| Point de chute / effets riblet | Parcelles |
Fouille à la pioche | Entrailles de la terre |
| Artéfact ancestral | Abysse(s) dimentionnel(s) |
| Stonehenge | Amérique insouciante |
| Vérité intemporelle | Délire(s) de fin du monde |
La prochaine note (3) cherchera à préciser un peu plus en avant la recherche de la troisième dimension évoquée dans l'entrée principale.
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(3):
Dans l'état d'avancement actuel (décembre 2021), la rencontre entre le personnage (la parcelle, voire la note 2) et l'élément qui constitue
son point de chute est conçue selon que cette rencontre provoque (génère organiquement, pour ainsi dire) un effet riblet.) À la différence de ce
qui est écrit dans cette entrée, le modèle présentement utilisé ignore les terrains qui enclavent le domaine du schisme du réalisme et est, pour ainsi dire,
émanant de ce domaine en propre. L'usage d'un point de référence extérieur au système, parfois référencé comme le deux ex-machina a rendu possible d'aborder
le domaine du schisme - même si des clarifications demeurent nécessaires à ce sujet. Je cherche à m'assurer qu'une éventuelle revalorisation du modèle du
Bauhaus, mentionné à la note 2 (et dans l'entrée principale) aura bel et bien lieu. Pour ce faire, j'essaie d'intégrer l'hypothèse que j'ai un biais pour
le terrain expressionniste dans mon approche du cadre de fidélisation à l'idée originale (*). Ce qui me permettra, je l'espère, de garder vivante
la mémoire des premiers âges de la conception, du développement et de la création de l'œuvre, que le modèle du Bauhaus inspirait la subduction ou la
subjugation de deux terrains l'un sur l'autre.
(*) J'ai revu cette note à la fin 2022 et modifier certains passages, en particulier ce qui suit l'astérique. Par exemple, le cadre de fidélisation
à l'idée originale était, au moment d'écrire cette note appelé le cadre d'articulation à TOSR (Tout l'océan sur un riblet).
Toujours en décembre 2021, j'avais relevé sur cette note que céder à la frayeur est une forme de mise à nue; tomber dans le point de chute ou habiter le point de chute pourrait éventuellement être une forme de mise à nue qui permettrait l'incarnation ou la manifestation des parcelles dans l'univers de Tout l'océan sur un riblet.
Juin 2022:
Cadre de fidélisation à l'idée originale
Au départ référencé comme le cadre d'articulation de TOSR, le cadre de fidélisation à l'idée originale illustre schématiquement des points de repère tirés des structures profondes de genres dramatiques qui semblaient particulièrement cohérents pour définir structurellement l'idée originale et entreprendre de donner une forme à l'œuvre Tout l'océan sur un riblet. Ce schéma a évolué et inclus maintenant des images tirées du film Les dents de la mer (Universal Pictures, 1975) pour illustrer le savant initié, le shérif, le fou du village et l'agent horrifique. L'agent horrifique était précédemment évoqué sous forme d'un deus ex machina (voir plus haut dans cette note). Dans les suites envisagées prochainement, l'intérêt de ce schéma portera sur le décalage de cet élément horrifique par rapport aux trois autres points qui forment le cadre.
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L'hypothèse annoncée dans cette entrée c'est que
l'argument technique
pourrait être la dimension manquante: personnage,
élément et idées structurelles.
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(5):
Ces rapports et ces interactions entre parcelles, éléments, point de chute et l'univers se constituant de lui-même sont
maintenant appelés des contributions et celles-ci sont définies comme les actions, décisions, aventures et
mésaventures des personnages.
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