tous les hommes, toutes les femmes, tous les enfants DIEU EST VIVANT |
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BIOGRAPHIE Flexion du printemps 2022 |
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J'ai fait beaucoup d'entrepreneuriat culturel, surtout sous forme d'entrées de blogue, pendant un certain temps. Bien que j'ai, également beaucoup, aimé participer à cette arène de débats publics, je me suis fatigué tant des affaires culturelles que des affaires publiques. Je demeure déçu ou désabusé quant à cette voie. Le retour à l'art est, en ce sens, une forme de radicalisation que j'ai choisi d'opérer, au moment où je cherchais et à me renouveler et à adopter un nouveau cadre de vie. Aussi, je voulais celui-ci, ce nouveau cadre de vie, cette nouvelle objectivité, être alimenté par une nouvelle épistémologie, plus personnelle, plus authentique peut-être. J'ai donc entrepris d'établir de nouveaux rapports aux réels, à la maturité et à l'instrumentalisation du temps.
Mon opinion sur l'art est qu'il s'agit de création de codes auxquels on laisse le soin à la génération qui suit de décoder. De suite, cette nouvelle génération, en poursuivant la quête qui la mènera à concevoir une clé pour déchiffrer les codes créés précédemment, créera un ensemble de nouveaux codes dont la validation ou le déchiffrement seront, également, relégués à la génération suivante. Et ainsi de suite. L'humanité continuera ainsi de poser l'irrationnel devant elle-même et continuera sa quête de rationalisation. L'art, toutefois, n'a pas à être rationnel, n'a pas à être rationalisé: il peut demeurer à l'abri de cette quête. Avec les autres biens et services de la culture, l'art demeure le plus pur rempart contre l'involution du genre humain. Les sémioses spatiales et temporelles m'intéressaient déjà aux débuts des années 2000: dans la foulée des attentats du 11 septembre, il était difficile d'ignorer les agents horrifiques et terrifiants de mon programme. De toute manière, j'ai toujours cru aux agents horrifiques comme véhicules de communication: le genre horreur, comme les autres genres, pour moi, sont des arts à part entière. Le 11 septembre n'a fait que me dévoiler qu'ils existaient également des agents terrifiants et qu'ils n'agissaient pas de la même manière que les agents horrifiants, en outre quant à leur rapport avec la spatialité. Il me semble donc impossible que mon retour sur la chaine de la créativité se fasse sans que cette poïétique, pour ainsi dire originale, continue d'opérer. La sortie en salle de La passion du Christ de Mel Gibson, en 2004, et les critiques acerbes, voire parfois franchement intolérantes, qui ont suivi ne constitue en rien un événement troublant pour la psyché sociale dans la mesure des attentats du 11 septembre. Toutefois, ces suites ont, à mon sens, dévoilé un enjeu jusqu'alors balayé sous le couvert de la défiance du libéralisme ou de ces pendants plus conservateurs sur le plan social. Aujourd'hui, il est fait état avec assez de régularité de la culture de l'annulation: cette culture est un véhicule qui ne peut plus être ignoré et qui empreigne notre époque et sa suite de néo-contemporanéités: de post-moderne, à post-critique, jusqu'au post-Trump et post-vérité, l'ostracisation de la pensée chrétienne dans les différentes voies de communication me semble régulièrement probante. Outre les moteurs que me fournissent ce contexte et ma poïétique, ma nouvelle épistémologie laisse une place importante à mon renouveau chrétien. Aussi, il y a certainement l'idée d'une rédemption qui accompagne la démarche que j'ai entreprise. Aussi, peut-être l'idée d'enfin exorciser quelques démons, le cas échéant. Vive Dieu.
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C'EST LA FIN POUR LES MÂCHOIRES
Est-ce la fin pour les mâchoires? Ou est-ce que le traumatisme est trop immense pour que quiconque puisse se relever? Tout l'océan sur un riblet est une œuvre qui met en scène quatre parcelles de terrain, dont les contributions à l'œuvre s'opèrent depuis le domaine du schisme du réalisme, lieu de prédilection pour la subjugation des terrains impressionniste et expressionniste qui l'enclavent. |
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